Chaque jour, nous confions nos photos – nos souvenirs les plus précieux – à des supports de stockage aussi pratiques que fragiles : disques durs, téléphones, clés USB, services infonuagiques. Tant que tout fonctionne, on oublie à quel point ces technologies peuvent être vulnérables… jusqu’au jour où elles nous lâchent. C’est exactement ce qui est arrivé à une journaliste de La Presse, qui a perdu près de dix mois d’images essentielles : la première année de vie de son fils.

Une panne brutale, un vide immense
Après avoir transféré des années de photos sur un vieux disque dur externe, la journaliste a voulu en copier le contenu vers un nouvel ordinateur. Mauvaise surprise : le disque n’était plus lisible.
Une récupération partielle a été possible grâce à un ancien portable, mais il manquait une période cruciale : mai 2013 à mars 2014.
Un réparateur lui annonce un verdict sec : « C’est corrompu, rien à faire. »
Un problème plus courant qu’on ne le croit
Selon Imré Antal, président de Chronodisk à Montréal, les pannes de disques durs sont l’une des principales raisons pour lesquelles les clients cherchent à récupérer des données.
Avec la prise de photos en rafale et la disparition des albums imprimés, des années entières de souvenirs ne vivent plus que sur un support unique… et souvent sans aucune copie.
« Rarement avons-nous autant fait confiance à une technologie que si peu de gens comprennent », explique-t-il.
Une lueur d’espoir en salle blanche
Lors de l’analyse du disque défectueux, Imré Antal identifie probablement une panne mécanique de la tête de lecture – un problème récurrent sur les disques durs, sensibles aux microchocs, à l’humidité et à la chaleur.
Bonne nouvelle : le plateau interne semble intact, ce qui laisse une chance réelle de récupérer les données.
La réparation nécessite toutefois :
- une nouvelle tête de lecture
- un travail en salle blanche
- la reprogrammation du micrologiciel
Les chances de récupération sont estimées à 75 %, pour un coût d’environ 1034 $, avec un acompte réduit si la récupération échoue.
Une réalité partagée par de nombreuses familles
Perdre des photos n’a rien d’un cas isolé. Plusieurs témoignages en font foi :
- une archiviste a perdu dix ans de photos lors d’un cambriolage, puis un second lot après avoir échappé son portable
- une mère a vu disparaître des mois de photos de son téléphone et même de Google Photos
- un photographe professionnel n’a évité la catastrophe qu’en payant plus de 1000 $ pour récupérer ses images
Ces histoires rappellent une vérité simple : aucun support n’est infaillible.
Comment éviter de perdre l’irremplaçable ?
Imré Antal, président fondateur de Chronodisk France et Chronodisk Canada, recommande :
- de changer de disque dur tous les trois ans,
- d’investir dans un boîtier externe en aluminium,
- de conserver plusieurs copies, idéalement sur différents supports,
- de combiner stockage physique et infonuagique.
En conclusion
L’histoire de cette journaliste illustre à quel point nos souvenirs tiennent parfois à un détail technologique fragile. Les photos n’ont pas seulement une valeur numérique : elles racontent qui nous sommes, ce que nous avons vécu, et les moments que nous voulons transmettre.
L'article au complet publié dans la Presse est ici :
Avis et recommendation de Chronodisk Récupération de données - par la Presse
Chez Chronodisk, chaque récupération n’est pas qu’un service technique : c’est une mission pour sauver des fragments de vie.









